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A Way Out: un essai intéressant.

A Way Out n’est pas un jeu très consistant, mais on lui tire quand même notre chapeau parce qu’il essaye d'être différent. 




Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une histoire d’escapade de prison joué en multijoueur - vous pouvez jouer en ligne avec votre ami(e) / collègue / ennemi mortel / parfait inconnu, tout autant qu'à deux sur la même console et le même canapé, mais dans tous les cas en écran scindé... A l’ancienne, mais modernisé. Vous suivez? Grosso modo, même séparés par une des centaines de kilomètres et une mer, nous avons pu jouer comme lors de notre adolescence, observant le même écran et contrôlant chacun sa moitié. Heureusement, le jeu est coopératif, observer l'écran de votre collègue ne vous permettra pas de tricher 😉 (cela dit, on ne trichait jamais à la bonne époque des écrans scindés...).

L'écran scindé permet de toujours voir ce que fait votre partenaire et donc se synchroniser plus facilement.

L'histoire nous amène au beau milieu des années 70's, où nos deux protagonistes, Léo et Vincent, se rencontrent en prison et se rendent compte qu'ils croupissent tous les deux ici à cause de la même personne. Ils décident donc de s'allier dans une course à la vengeance.

L’idée est que chacun(e) joue un personnage complémentaire. Léo est moche et impulsif, impatient et un peu direct, et parfois il faut quelqu’un comme ça pour intimider les flics. Vincent est plus calme, posé et préfère l’approche plus douce, et parfois il faut quelqu’un comme ça pour rattraper les bourdes de Leo.  


Les deux protagonistes sont très différents! Choisissez-les bien.

De surcroît, rien ne peut être accompli seul. Pour résoudre des énigmes (un peu faciles) ou sortir d'une pièce avec un peu de subterfuge, ou encore voler un magasin, chacun dit jouer un rôle et savoir se coordonner. Si vous êtes du style à vouloir partir devant, tout seul et sans réfléchir, en vidant un arsenal meurtrier avec de la musique épique pour accompagner le tout... ce jeu n'est pas pour vous.

La coordination est vraiment primordiale.

Ce qui est intéressant, et le principe même du jeu, c’est que vous pouvez choisir quelle approche poursuivre dans beaucoup de situations - et donc changer le gameplay! Vous voulez faire du bruit, et être sûr qu’on va vous tirer dessus? Faites ce que dit Léo. Vous voulez vous infiltrez en douce? Ecoutez Vincent. Cela dit, cela ne change pas fondamentalement le déroulement de l’histoire - juste son rythme.

Les choix de scénarios donnent un peu de rejouabilité au titre.

L'
ambition de développer un jeu qui dépend entièrement de la coordination et collaboration des protagonistes est une belle idée, relativement bien exécutée malgré quelques glitchs qu’on pensait éradiqué en 2018. Pour ceux auraient peur que l’obligation de coopérer produise des séquences que l’on retrouve dans les raids de Destiny, ou tout le monde doit être p-a-r-f-a-i-t-e-m-e-n-t coordonné, sinon tout tombe a l’eau, et tout le monde se gueule dessus et passe une soirée dans une ambiance qui frôle l’envie de meurtre, ne vous inquiétez pas. A Way Out tolère plus les petites erreurs, et même les moyennes erreurs, ce qui le rend peut être un poil trop facile et donc mine un peu le concept.
L'histoire est très souvent marquée par de longue cinématiques, parfois agréables, parois tellement communiquées qu'elles en deviennent justes ennuyantes. On sent que les développeurs on voulu que chaque joueur s'identifie vraiment à son personnage, et n'hésitent pas à verser dans le pathos et les sujets qui ont été hélas trop souvent exploités au cinéma : la vengeance, la famille, l'honneur. Et pourtant, certains retournement de situation sont au contraire particulièrement surprenants, preuve que les scénaristes peuvent encore nous surprendre!

A contrario, il y a de belles séquences de course-poursuite dans lesquelles, malgré le stress, l'entraide reste primordiale. Elles sont marrantes et assez grandioses, mais il leur manque quand même un grain de folie et fluidité.


Un conducteur, un tireur, et des dizaines de voitures de police... Séquence GTA!

La synchronisation des courses poursuites frôle parfois la perfection!

Et entre les cinématiques et les courses-poursuites, le gameplay souffre d'une rigidité assez marquée. Les mouvements des personnages ressemblent à ceux des personnages des anciens GTA. Certains de ces moments sont un peu trop longs et calmes,
malgré la possibilité offerte de réaliser de nombreux mini-jeu afin de défier son partenaire, et ils ralentissent le tempo d’une histoire autrement assez prenante.


Les petites activités secondaires vous feront passer le temps et gagner des trophées.

Les séquences du jeu sont toutes marquées par cette ambition qui n’est pas forcément élégamment exécutée. Graphiquement, le jeu est dans la moyenne, avec parfois de très beaux paysages, et d'autre fois des textures limites. On voit bien bien que le framerate est limité, mais on est tellement loin d'un Uncharted qu'on sent pourtant que la PS4 n'est pas ici exploitée à fond.


Sans être magnifique, le jeu se défend, surtout dans les paysages naturels.

Que dire en somme? Peut etre un 8/10 pour l'histoire, mais un 6/10 pour l'execution qui est interessante, mais utilise plutot les capacités de gameplay de 2008, et non de 2018.


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