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Retrospective sur The Secret of Monkey Island

Depuis peu, je rejoue à The Secret of Monkey Island, la version remasterisée. Et je ne m'arrête pas de sourire. En plus d’une profonde onde de choc nostalgique qui m’a envahit en lançant le jeu, en m'y replongeant j’ai (re)trouvé tellement de choses à vanter! Après tout, c'est ce jeu qui nous a donné l'inspiration pour ce blog...

Pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle, la série de jeux Monkey Island est née au début des années 90. Il s'agit d'un point and click avec des graphismes pixelisés mais travaillés, où les énigmes  ponctuent les aventures du jeune protagoniste, Guybrush Threepwood. L'apprenti pirate va petit à petit devenir émérite en voguant sur les flots des caraïbes, bercé par sa naïveté légendaire.

La version remasterisée a du charme!
Et ce qui rend cette franchise remarquable, et la raison pour laquelle c’est toujours l'une des meilleures de tout les temps, c’est que les jeux sont très difficiles et complètement loufoques. En gros, pour progresser, il faut résoudre des problèmes (comme trouver un équipage, déterrer un trésor, s'échapper de prison) non pas par la force brute, mais en trouvant des combines de plus en plus improbables et absurdes. On trouve donc sur les cartes des objets qui pourront -parfois- vous être d'une grande utilité, vous pouvez parler aux personnages et apprendre des indices essentiels, ou même par la force de votre conversation les convaincre de vous aider. Mais il faut avoir de l’imagination…
Souvent on se trouve coincé dans une situation, on regarde son inventaire, et on y voit un poulet en caoutchouc avec une poulie au milieu, un hareng bouilli, un paquet de chewing-gums, une publicité syndicale et vous vous retrouvez à crier devant l'écran “MAIS QU’EST CE QUE TU VEUX QUE JE FASSE DE CA??”. Mais à la fin, vous imaginez des manières de plus en plus improbables - mais au fond ingénieuses - d’utiliser ces objets sur votre environnement, et au bout de beaucoup d’heures (ou de jours) de désespoir, la solution vous saute aux yeux et vous vous esclaffez nerveusement, de rire et de désespoir.

Un poulet en caoutchouc avec une poulie au mileu....(le jeu permet de voir les graphismes d'origine a n'importe quel moment) 
Si je devais comparer à une franchise actuelle comme Uncharted, qui se prend un peu -sur certains points- pour le descendant de Monkey Island, je dirais qu’on a fait des pas en arrière. Prenez The Lost Legacy, l’extension du dernier Uncharted : il n’y a aucun doute que c’est une des plus belles choses jamais faite sur console, qui est en plus bien écrite avec de bons moments. Mais au fond, tout est complètement prévisible. Je saute, je grimpe, je tire, je résous une énigme en cinq minutes, à la rigueur dix avec des pièges mécaniques bizarres, et puis je recommence.
Monkey Island avec ses graphiques de base et ses cartes minuscules est complètement imprévisible. Chaque chapitre est totalement différent et demandera une combinaison d’imagination et de solutions délirantes.
En plus, y rejouer en tant qu’adulte est un vrai plaisir. C’est un jeu hilarant - avec des dialogues tranchants, des blagues cachées que l'on ne comprenait pas plus jeune, et des personnages attachants malgré leurs animations basiques. Ils ont tous une forte personnalité - et depuis que la version remasterisée y a rajouté des voix en plus du texte- , c’est un vrai plaisir de voir ces personnalités prendre une nouvelle vie grâce à d’excellents acteurs. Et puis même les nouveaux graphismes, un mélange étonnant de rétro et de 3D très primitif, sont particulièrement beaux.
Si vous n’avez jamais essayé cette franchise, lancez vous. Elle demande de la patience - loin des "flash flash bang bang" servis à outrance aujourd'hui - mais chaque pas en avant demande un tel effort d’imagination que vous en tirerez un profond sentiment de satisfaction. Pour les anciens, qui n’y ont pas joué depuis 20 ans, replongez : tel un bon vin, vous l'apprécierez encore plus avec de l'âge.












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