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We need to talk : ce qu'il ne va pas avec Destiny 2.

La nouvelle DLC de Destiny 2, La Malédiction d’Osiris, arrive pour très bientôt. Nous allons bien sûr y jouer, mais pourtant l'enthousiasme que représentait la sortie d'une extension n'est plus : Destiny 2 nous a laissé un arrière goût étrange dans la bouche.


Quand Destiny 2 est sortit il y a quelques mois, nous étions emballés. Beau, fluide, une histoire et intrigue palpable, la plupart des anciens défauts du jeu semblaient balayés.


Mais maintenant? Nous ne l’avons pas touché depuis Octobre, ou juste un soir pour voir s'il y avait du nouveau. Alors qu’avec Destiny 1, avec son histoire confuse, l’opacité du jeu, et le manque de finesse, on ne pouvait pas s'empêcher d’y revenir encore et encore. Notre petit groupe de geeks y jouait régulièrement quasiment jusqu'à la sortie de Destiny 2.


Il est donc temps de se pencher sur la question, et revenir sur nos propos au moment de la sortie de Destiny 2 : qu’est ce qui ne va pas?


Pour faire court : on n'en bave pas assez. Destiny est devenu bien trop casual. Sur le premier opus, Rosbeef, E1iE et Fox ont bien passé 10 à 11h de jeux pour essayer de passer le prêtre Archonte, deuxième boss du jeu! Vous pensez surement que nous sommes nuls, et c'est bien probable. Mais nous avions vraiment l’impression de faire un effort monumental pour nous en sortir et ne pas balancer la manette, la PS, la TV, et le chat par la fenêtre à chaque échec (surtout le chat, tout étant de sa faute).


Tu sais que tu as eu chaud, toi?
Destiny 2 ne produit pas la même sensation. Nous étions charmés par sa fluidité en début, mais cette fluidité se retrouve aussi dans la progression. La difficulté n’est que réservée pour les Nuits Noires et les Raids. Et encore! Les nuits noires ne sont que rendus difficiles par des ajouts pondéreux aux missions, comme le compteur de temps qui se remplit avec des acrobaties bien particulières. La difficulté est là, mais Destiny 1 n’avait pas besoin de ça pour qu’on s'agrippe à la manette, mâchoire tendue, fesses serrées, yeux irrités. Simplement survivre était difficile, et donc triompher apportait un sentiment de satisfaction grisant.


Et pourquoi, même après la premiers triomphes difficiles sur Destiny 1, revenait-on a des missions déjà faites et refaites? Probablement parce que même avec l’habitude, certaines restaient difficiles, demandant une variante stratégique légèrement - ou parfois radicalement - différente.

Les loots de Destiny 1, malgré les nombreux et houleux débats qu'ils ont causé, étaient une raison aussi de revenir sur le jeu : pour avoir le fameux Marteau Noir (nerfé très rapidement par la suite -merci Bungie-) il aura fallu par exemple qu'E1iE fasse le raid de Cropta plus de 80 fois! C'est exemple parmi tant d'autres (combien ont attendus des mois pour le fameux Gjallahorn), mais aujourd'hui les loots sont devenus beaucoup plus accessibles, et les armes principalement utilisées en PvP, même exotiques telle que le Mida, sont obtenues directement via des missions.
Il fallu martyriser Cropta pendant si longtemps afin qu'il lâche enfin le Marteau Noir! 

L’autre problème de Destiny 2, c’est qu’en plus d'être bien trop facile, ses activités de fin de jeu sont trop axées sur les joueurs de raid. Et ne vous méprenez pas : les raids sont une grande force de Bungie. Partiellement parce qu’ils étaient tous un peu différents, et demandaient des talents un peu différents de tout le monde. Tu es un gros bourrin? Vas-y, fonce maintenant. Tu es rapide? On a besoin de toi la. Tu vises bien avec le sniper? C’est ton moment.


Mais avec le raid d’Oryx dans Le Roi des Corrompus, et dans Destiny 2, l'accent a plutôt été porté sur la coordination des joueurs. Et ça décourage des joueurs comme Rosbeef, qui ont besoin de pas mal de passages pour être au point dans une danse de tirs et de sauts, et donc qui stressent quand l'équipe du Raid est impatiente, tendue et peu tolérante envers des erreurs humaines pourtant inévitables. En clair, l’ambiance est bien souvent plombée quand le tout n’est pas parfait, enlevant du plaisir de jeu : comme beaucoup de gens, nous ne jouons pas pour faire le passage parfait mais pour passer un moment délirant - et si tout le monde est grincheux voir agressif parce que la coordination n’est pas parfaite, l'envie de participer est forcément moindre. Destiny perd donc certainement des joueurs qui n’ont pas envie de supporter les perfectionnistes en raid, ou qui prennent peu de satisfaction à accomplir une tâche avec trop d’aise et de légèreté.

Ceci étant dit, nous jouerons quand même à la nouvelle extension. Mais combien de temps? Si, comme les précédents DLC, le contenu en histoire et en missions est famélique, quelques jours, quelques semaines tout au plus, avant de retourner à d'autres jeux. C'est peut-être mieux, au fond, de pouvoir passer sa vie vidéo-ludique sur plusieurs licences. Mais pour les amoureux de la première heure de Destiny, une certaine nostalgie s'est installée. Et vous, qu'en pensez-vous?

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