Header Ads

RIGS sur PSVR : mais pourquoi il n'a pas marché?

Lors de la sortie du PS VR il y a bientôt un an, j'ai longuement hésité avant d'acheter de véritables jeux. Beaucoup de titres n'étaient (et ne sont encore) que des expériences, et je me voyais mal investir 60€ dans quelques chose qui ne m'occuperait que quelques minutes avant d'être abandonné. J'ai donc pas mal essayé les démos gratuites proposées sur le PSN, et deux jeux ont retenu mon attention : RIGS : Mechanical Combat League et Eve : Valkyries.

La démo du premier titre m'a toutefois moins plu que le jeu de vaisseaux spaciaux, et je me suis promis de l'acheter un jour pour le tester.
Ce fut une première erreur, vu le peu d'heures passées sur Eve : Valkyries, que j'ai rapidement trouvé lassant car répétitif (même si techniquement très abouti). Toutefois, lorsque j'ai appris qu'en plus Sony avait fermé le studio Guerrilla Cambridge seulement quelques semaines après la sortie du jeu, c'est qu'il devait vraiment ne pas être terrible,  et je me suis dit que je finirai par trouver un exemplaire lors d'une brocante ou dans un magasin d'occasion pour une poignée d'euros. Deuxième erreur.
C'est donc grâce à l'offre PS+ de ce mois-ci, proposant "gratuitement" le jeu, que je me suis enfin procuré une copie et que j'ai pu le tester. Et je regrette vraiment de ne pas l'avoir fait plus tôt.
Le jeu est offert ce mois-ci, alors n'hésitez pas!
Le jeu est vraiment extrêmement bien réalisé, comme l'avait déjà prouvé la démo : avec le PS VR, tout prend une autre dimension. Il est toujours très compliqué d'expliquer à quelqu'un qui n'a jamais essayé la VR à quel point cette technologie est immersive. On est ici projeté dans un autre univers, à l'intérieur de robots de combat immenses, enclins à se rendre coup sur coup dans de grande arènes sous les hurlements du public.

Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est qu'on est face à vrai jeu, avec une histoire et des objectifs : en tant que jeune pilote amateur de RIGS (les robots, pour ceux qui ne suivent pas), je suis invité à faire mes preuves en tant que professionnel en ce début de saison. Cette arrivée dans mon équipe permet de faire la connaissance de mon ingénieur, qui va me faire découvrir les robots, les commandes, les différentes options de déplacement (les mouvements du robots sont contrôlés par les mouvement de ma tête, ou bien plus classiquement grâce au pad), au cours d'un tutoriel très bien amené.
C'est ici que votre ingénieur vous apprendra les ficelles du métier
Il va ensuite me suivre durant ma carrière, m'orientant dans les 2 grands axes du jeu : le mode solo et le multijoueur.
Multijoueur, solo, choix du RIGS... Le menu en VR est vraiment excellent
Le mode solo est très bien fait : je commence tout en bas de l'échelle, avec juste assez d'argent pour m'acheter mon premier robot parmi la multitude proposée. Tous on des options et des armes différentes, ce qui permet de composer des équipes plus ou moins équilibrées (les matchs se jouant en 3 vs 3). Une fois mon RIGS choisi, je choisi mes coéquipiers en fonction du robot qu'ils maîtrisent. Seulement, je n'ai pas les moyens d'engager de vrais pilotes, et je devrai donc me contenter de pilotes d'essai dans un premier temps. Vient donc le temps du premier match... et de la première déculottée. Mais vraiment sévère. C'est là qu'on se rend compte qu'en fin de compte RIGS offre une durée de vie plutôt conséquente si on accroche : il va falloir participer (perdre) à de nombreux matchs pour gagner assez d'argent afin de s'offrir de vrais pilotes, et petit à petit monter dans les classements. Et pour gagner encore plus d'argent, il faut aussi gérer ses sponsors, qui vont proposer de réaliser des objectifs contre des primes. Même si on est très loin d'un Cycling Manager, cette gestion limitée est sympathique.

Concernant les matchs en eux mêmes, ils se jouent sur de grandes cartes très verticales, qui obligent à sauter dans tous les sens. Il y a plusieurs mode de jeu : Team Takedown (match à mort par équipe), Endzone (récupération d'une balle à poser dans le camp adverse), et Power Slam (faire assez de kills d'affilé pour être superchargé et passer alors dans un anneau au milieu du terrain). Même si d'autre modes auraient été les bienvenus, ces trois là sont déjà forts agréables. Encore une fois, il est difficile de retranscrire ce qu'il se passe lorsqu'on utilise le casque... Il faut l'essayer. C'est génial.
Vu de l'extérieur, le jeu a l'air particulièrement pauvre. Et pourtant, les matchs sont palpitants : la magie de la VR opère.
Et enfin, il y a aussi le mode multijoueur, permettant cette fois-ci de se mesurer à de vraies personnes, en 3vs3, 1vs1, ou avec de l'IA.

Une chose m'est régulièrement venue à l'idée durant mes parties : l'esport. A une époque où la discipline est en pleine explosion, ce jeu aurait pu être fer de lance de l'esport en VR, permettant à des spectateurs lambdas de profiter d'un spectacle nouveau.

Mais alors, Sony, qu'avait-vous fait? Pourquoi fermer un studio qui aurait pu continuer de mettre à jour le jeu, ajouter de nouvelles cartes, de nouveaux mécas, de nouveau modes de jeux? Pourquoi ne proposez vous pas régulièrement des tournois sur playstationleague, comme vous le faites pour d'autres titres?

Je sais que la VR n'en est qu'à ses balbutiements (et je vous reparlerai), et que Sony se doit donc d'être prudent et ne pas mettre trop de pions dans cette bataille, mais il y avait pourtant là de quoi faire quelque chose d'extraordinaire. Bientôt j'espère.

Aucun commentaire